En décembre 2007, maman a souffert de douleurs abdominales très fortes avec vomissements et constipation prolongée (plus de 12 jours). Devant les douleurs insupportables, j'ai réussi à l'emmener à la clinique. La radiographie a montré une tumeur au rectum. Le 22 décembre 2007, au cours de l'opération, le chirurgien a retiré la tumeur et le tissu avoisinant et lui a posé un anus artificiel temporaire pour laisser reposer le colon. Les analyses ont montré que c'était une tumeur cancéreuse. Mon frère a décidé de ne pas informer maman de sa maladie surtout qu'elle était démoralisée suite à la pose de la poche de colostomie.
L'oncologue a décidé de lui faire 6 séances de chimio comme traitement préventif mais, à la demande du chirurgien, il a retardé la chimio vu l'état de faiblesse de maman.
Au mois de mars, maman a eu des douleurs et des vomissements et n'avait plus de transit normal. Le chirurgien, qui allait de toutes les façons l'opérer pour recoller le colon et retirer la poche de colostomie, a décidé de l'opérer d'urgence. Le 11 mars 2008, à sa surprise, le médecin a découvert une métastase du cancer. Maman avait une carcinose péritonéale. Ni le chirurgien ni l'oncologue ne s'attendaient à ça.
Après cette opération, maman était très fatiguée. Elle a perdu du poids, elle a perdu son appétit, elle était tout le temps fatiguée, des nausées, des vomissements...
Malgré son état, l'oncologue a décidé de commencer la chimio le plus tôt possible et a prévu six séances de chimio comme traitement palliatif. Maman n'a pas eu assez de temps pour finir les six séances, elle a eu seulement quatre séances mais ses marqueurs tumoraux sont restés très élevés. On ne sait pas vraiment si maman avait subi les effets secondaires de la chimio car elle était déjà fatiguée avant le traitement.
Le 3 avril 2008, maman a eu des liquides d'odeur fétide qui sortaient de la plaie et a été opérée pour la troisième fois. Elle a eu un drain jusqu'à la fin de ses jours et une infirmière qui venait tous les jours pour nettoyer la plaie et lui injecter les antibiotiques.
Maman était très faible. Elle restait tout le temps au lit et elle refusait de bouger. Elle n'avait pas d'appétit. Elle vomissait beaucoup. Quand je l'obligeais à se lever, elle devenait très pâle et elle sentait qu'elle allait s'évanouir.
Durant les cinq mois de sa maladie, maman se rendait plusieurs fois à la clinique car elle était très fatiguée, ne mangeait presque plus et vomissait très fort. A chaque fois, les analyses montraient une baisse très grave du potassium et de calcium. Après quelques jours à la clinique, elle allait un peu mieux.
Maman n'avait pas de douleurs d'une phase terminale d'un cancer. Pour cette raison, je n'ai pas pensé qu'elle allait mourir assez rapidement. Le vendredi 23 mai 2008, elle allait très mal. Elle avait le rythme respiratoire très accéléré, une chute de tension, une fatigue intense et elle s'évanouissait après chaque effort.
Samedi, on l'a emmenée à la clinique en ambulance. Je suis restée avec elle toute la journée. Le soir, elle commençait à délirer et à me parler de choses qui n'existent pas. Je la tenais par la main et on parlait toute la nuit.
Le dimanche 25 mai, maman était incapable de parler. A 16h30 maman est décédée...