Maman était bien jusqu'au jour où elle a eu très mal au ventre.
Un matin, elle était en train de repasser les vêtements. Elle m'a dit avoir mal au ventre. Elle est allée aux toilettes. Je l'ai appelée pour savoir ce qui se passait. Elle m'a dit que tout allait bien et que je pouvais aller travailler.
Au travail, je l'ai appelée mais ma soeur a décroché et m'a dit que maman était très malade et qu'elle n'arrêtait pas de vomir. Ma soeur l'a emmenée chez notre médecin de famille qui lui a prescrit des médicaments divers et variés ainsi q'une radiographie.
La radio a montré un calcul de la vésicule biliaire et on envisageait une opération sous peu.
En rentrant du travail, j'ai vu que maman été très fatiguée. Je lui ai fait à manger mais elle a à peine mangé et elle a tout vomi. J'étais très inquiète. Je l'ai emmenée aux urgences d'un hôpital. Le médecin lui a fait une radio abdominale mais rien à signaler. Nous sommes rentrées mais maman n'a pas connu d'amélioration.
Quatre jours sont passés durant lesquels elle prenait les médicaments mais sans aucune d'amélioration de son état.
Je ne pouvais plus attendre, je l'ai emmenée à la clinique. Après un tas d'analyses et une radio on a détecté une tumeur au rectum.
A ce moment là je ne le savais pas. Maman a été opérée le soir même. Je l'ai attendue dans la chambre. Après six heures, maman est sortie de la salle d'opération. Je l'ai embrassée. J'étais très contente qu'elle aille bien. Le chirurgien nous a inventé une histoire mais maman avait une tumeur cancéreuse au rectum. Seul mon frère le savait et ne voulait pas nous l'annoncer.
Après quinze jours à la clinique, maman est rentrée à la maison. Elle était démoralisée après la pose de la poche de colostomie. Les premiers jours étaient difficiles...
Après une vingtaine de jours, maman a repris des forces. Elle s'occupait de la maison. Elle nous faisait à manger...
Elle attendait avec impatience la seconde opération pour qu'on lui retire la poche de colostomie.
Deux mois après, maman n'allait pas bien. Elle avait très mal au ventre, vomissait et n'avait plus de transit normal. A la clinique, on découvrait une métastase du cancer : une carcinose péritonéale.
Au cours de son séjour à la clinique j'ai découvert la maladie de ma mère. J'étais choquée. Je suis restée immobile pour des heures. Je n'ai pas réalisé la nouvelle et je ne l'ai pas acceptée. J'ai beaucoup pleuré mais enfin j'ai décidé de combattre ce crabe. J'ai décidé de tout faire pour que maman guérisse.
J'ai tout fait pour contacter son oncologue et j'ai commencé mes recherches sur Internet. Je me suis inscrite sur des forums de discussion et j'ai demandé de l'aide et des avis des gens malades. Tout le monde me donnait de l'espoir malgré le pronostic sombre de la maladie.
Je refusais le pronostic car je pensais que c'est impossible qu'une femme comme maman parte de cette façon.
J'ai suivi ses séances de chimio. Je l'ai préparée aux effets secondaires. Je lui ai parlé des causes de sa faiblesse. Je lui ai beaucoup menti mais je lui ai donné beaucoup d'espoir... de l'espoir jusqu'à son dernier souffle.