|
L’Aid approche... Dans tous les quartiers, on entend les moutons qui bêlent et on sent l’odeur du foin…
Je ne vais pas fêter l’Aid car plus rien ne me fera plaisir. L’année dernière, tu as passé le dernier Aïd avec nous. Tu avais mal mais on ne savait pas encore qu’est ce que tu avais. Tu n’as pu rien faire et tu n’as rien mangé. Je m’inquiétais pour toi. Cette année, tu es dans la tombe. Que c’est triste ! Pour plus de vingt ans, on passait ce jour ensemble à nettoyer les intestins du mouton, à faire la grillade, à préparer le couscous… Tu me manques, maman, et je m’aperçois que la vie avait un sens car tu étais là . Sans toi les jours se ressemblent et les fêtes n’ont plus de goût. J’ai mal, maman. J’ai mal car je ne pourrai plus t’embrasser le matin et te prendre dans mes bras pour te souhaiter une bonne fête. Je ne réalise pas encore que dorénavant je passerai toutes les fêtes sans toi, ma chère maman. De tout mon cœur, brisé à jamais, je te souhaite un Aid Mabrouk. Ne t’inquiète pas ! Tu auras le plus beau mouton, chère maman.
|